• Un rappel nécessaire à l'amnésie des 16 députés extrémistes. 

    Monsieur le député,

    Entre 1940 et 1944, les terroristes - on se demande bien pourquoi - se
    mirent soudain à pulluler en France.

    Les autorités françaises surent prendre, de concert avec le pouvoir
    allemand, les mesures qui s'imposaient : un grand nombre de ces séditieux
    furent, comme vous le recommandez, exécutés.
    Par mansuétude, sans doute, certaines de ces canailles furent envoyées à
    Buchenwald.

    Parmi elles, se trouvait un type qui s'était déjà fait remarquer pour
    avoir livré des avions à la république espagnole. Il s'appelait Bloch. Comme il
    refusait de travailler pour Focke-Wulf, il faillit être pendu. Il ne dut
    sa survie, et il ne l'oublia jamais, qu'à la protection que lui accorda un
    chefterroriste communiste nommé Marcel Paul.

    De retour en France après le 11 avril 1945, date de la libération des
    terroristes du camp de Buchenwald, le terroriste Marcel Bloch décida de
    changer de patronyme.

    Il s'appellerait désormais Marcel Dassault.

    Je vous souhaite une bonne journée.

    Christian Dufour


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  •  
    Toujours aux députés de l'extrême :
     
    De: "penelope le gwenadu"
    Objet: Cela en vaut-il la peine?
     
    Messieurs les députés,
     
    Excusez cette entrée en matière un peu abrupte, en général je prends des gants pour interpeller les représentants du peuple car certains ne sont pas blanc bleu, mais ici le temps presse : j'ai consulté votre projet de loi sur le rétablissement de la peine de mort. Dans les grandes lignes, je ne peux pas dire que je ne sois pas d'accord, mais sans y être tout à fait opposée, je voudrais cependant soulever les limites de cette idée qui vous est certainement venue en regardant le journal télévisé : on y voit des terroristes avec ou sans barbe mais qu'on reconnaît aisément à cette lueur fourbe qu'ils ont dans le regard, quand ils ne sont pas filmés de dos auquel cas c'est la djellaba qui les trahit, surtout si elle est dans les tons ocre. Mais ce n'est pas le sujet, vous auriez pu vous épargner de lire ces lignes et passer directement à ce qui suit car je vais entrer maintenant dans le vif, tant qu'il en reste.
    Imaginons, messieurs les députés, que vous attrapiez des terroristes, des vrais, de ceux qui ont fait couler le sang de nos compagnes dans les tranchées de nos campagnes où il irait alors se mélanger au lisier et augmenter le taux de nitrate de la nappe phréatique. Du terrorisme à double tranchant : voilà, pensez-vous, qui mérite la peine qu'on a du mal à rétablir. Allez zou, on zigouille les terroristes, on leur ouvre la panse, on leur arrache les tripes, bien fait pour eux, en plus maintenant à cause d'eux ça pue dans les robinets, ça leur apprendra, au moins comme ça c'est sûr qu'ils ne recommenceront pas, ils sauront de quel bois on se chauffe chez nous, ah non mais fallait pas commencer !
    Je m'emporte, mais c'est pour la bonne cause, convenez-en.
    ...Seulement, ce que vous avez oublié, c'est que les copains des terroristes, ils ont vu à la télé que vous avez trucidé leurs frères en barbarie. À votre avis, que vont-ils faire ? Retrousser la djellaba pour mieux prendre leurs jambes à leur cou ? Ou bien, en admettant qu'ils n'en portent pas, se terrer dans une cave (car détaler sans djellaba a moins d'allure, pour ne pas dire aucune) ? Allons donc ! Je vais peut-être vous apprendre quelque chose, messieurs les députés, mais il ne sera pas dit que je vous aurai laissés dans l'ignorance qui fait votre ordinaire : sachez que le propre du terroriste est de terroriser. Le terroriste ne craint pas la peine, ne craint pas la mort, ne craint pas la peine de mort. Surtout si c'est son prochain qui s'y colle. Butez un terroriste, il en revient trois cents selon la police, quinze mille selon les organisateurs. Mais laissons les chiffres de côté, vous savez mieux que moi qu'on leur fait dire ce qu'on veut. L'essentiel est de comprendre que, même si vous pensez très sincèrement et jusque dans le tréfonds de votre mandat que le seul bon terroriste est un terroriste mort, le terroriste, lui, pense que la mort est son métier, et que la vengeance sera terrible, car on n'exécute pas impunément un terroriste, c'est une grande famille à laquelle il vaut mieux ne pas toucher si tu tiens à ta peau retournée cent fois.
    ...En guise de représailles, le terroriste rescapé mais indigné va se mettre à fabriquer des bombes comme un fou, les posera ensuite où bon lui semble c'est-à-dire là où ça fait mal, et voilà : le sang va encore jaillir usque ad caelum et couler, dans les rivières les tuyaux les rigoles les caniveaux le tout-à-l'égout les fosses septiques ou non les fosses océaniques  les fosses en blanc les fosses toutes eaux qui deviendront des fosses tous sangs, contaminant la faune la flore et même l'eau du robinet. Et voici revenu à la une, accru mais brûlant, le problème du nitrate. Les gens, forcément, descendent dans la rue, pour se plaindre que l'eau a mauvais goût. Tu m'étonnes, on le sent d'ici.
    ...Et vous, pendant ce temps, candides et fiers à bras, vous attrapez le terroriste et vous l'expédiez ad patres, avec l'affranchissement qu'il faut, bien fait pour lui, l'avait qu'à pas. D'ailleurs ça passe à la télé, vous y avez veillé. Seulement, n'oubliez pas que le terroriste rescapé (il y en a toujours un) regarde la TV dans sa cave, un petit poste en rouge et blanc. Et il s'indigne, comme son prédécesseur, poussant jusqu'au courroux, j'aurais bien dit coucou si un autre plus illustre ne l'avait fait avant moi.
    Est-il nécessaire de vous dépeindre la suite ?
    Messieurs les députés, j'irai droit au but : si vous ne voulez pas devoir gérer sous peu une émeute populaire d'une ampleur jamais atteinte sur l'échelle de la société française qui en a pourtant une grande comme ça, renoncez à votre projet ! Car, convenez-en, si les Français veulent bien qu'on les saigne, il faut que ce soit à petites doses.
    Ensemble, disons NON au nitrate !
     
    Pénélope le Gwenadu
    (allergique au nitrate, tous les médecins urgentistes vous le diront)

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  •  
    Le : 11.05.2004 à 23:19:05
    De : Amina Badiouf
    Crucifixion
    Ecartèlement
    Asphyxie
    Dépeçage
    Empalement
    Enucléation
    Lapidation
    Bûcher
    Excision
    Gavage
    Noyade
    Etripage
    Mutilation minutieuse
    Suspension
    Castration
    Empoisonnement
    Désossage
    Lobotomie
    Pendaison
    Ecrasement
    Coup de poignard dans le dos, le ventre ou tout organe vital
    Exécution par les armes
    Chaise électrique
    Coups de matraque
    Emasculation
    Injection létale
    Chambre à gaz
    Eviscération
    Décapitation
    Simple guillotine
     
     ...Quelle méthode comptez-vous employer ?
     
    Amina Badiouf
    Vivante

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  • Josette Lalochère
    Lycéenne
    à Sainte-Bernadette




    Monsieur le député,

    Si mon nom vous dit quelque chose à cause du carnage de la télé, je vous réponds que c'est bien moi, je suis une des seules survivantes de la famille n'ayant pas pu aller sur le plateau de Delarue étant punie par mes parents
    pour avoir encore écrit un poème en cours de maths.
    C'est pour ça que  j'ai survécu et que grâce à la prompte assistance psychologique qui me fut accordée je pus survivre à la scène traumatisante de voir tous mes parents perforés en direct de multiples impacts.

    Je venais juste de commencer à oublier tout cela quand j'ai entendu à la radio que vous vouliez de nouveau être autorisés à couper la tête des terroristes.


    Cela réveilla mon désir de vengeance et je me mis à écrire un poème, le premier que j'écris depuis l'horrible scène qui me rendit plusieurs fois orpheline, je  vous le recopie :

    Que la peine demeure

    Ah oui ! que le sang coule et inonde la terre
    Le sang des terroristes fiers de leurs exactions
    Qu'il soit  bleu dans les veines ou  rouge dans les artères
    On le gardera pas pour faire des transfusions.

    Il n'est pas bon le sang de ces hordes guerrières,
    Pour faire du boudin on préfère le cochon
    Qu'on mène chez Olida avec la bétaillère
    Et qui nous reviendra en jambon au torchon.

    Pour venger les victimes qui meurent à l'hôpital
    Tant pis si ça déplait à Monsieur Badinter
    On la rétablira, la peine capitale
    En France elle a encore beaucoup de supporters.

    Quand la tête coupée au nom de la Patrie
    Nous fera un clin d'oeil en un geste réflexe
    De la foule enthousiaste ne sortira qu'un cri :
    Enfin du sang impur pour tremper nos kleenex !

    Si vous voulez utiliser mon poème pour la promotion de votre action  n'hésitez pas et surtout dites-moi ce que vous en pensez, je pourrais aussi vous en écrire sur d'autres sujets comme remettre la France au travail ou
    chasser les envahisseurs de notre sol.

    A mon école j'adhère à un petit club pour le respect des vraies valeurs et sachez qu'on vous soutient de toutes
    nos forces.

           Josette Lalochère, Seconde S


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  • Monsieur, les bras m'entombe, je ne comprends que relativement ce que vous me dites, n'ai-je pas la tête du client ? Effectivement, le chômage est une question grave, qui mérite autre chose qu'une réponse tranchée. Heureusement que d'autres pays, plus civilisés, nous montre le chemin qui mène au trepalium et à Dieu,et grâce à ce qu'on voit aux actualités nationales, on est au courant.

    Au regret de vous dépiter, je choisirai un autre métier, député peut-être.


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