• L'adjudant Vanderbeek a des idées pour les bourreaux

    Monsieur le député,

    Je vous écris car, bien qu'étant Belge et fier de l'être, j'ai toujours gardé
    pour la France un grand attachement depuis mon passage à la Légion étrangère entre 1956 et 1964.
    Ma douleur à l'épaule, conséquences d'une balle kabyle, ne cesse de me le rappeler. Ce qui vous explique que je suis avec une grande attention tous les événements politiques et sociaux de votre pays.

    J'ai entendu parler du projet de loi que vous proposez en faveur du
    rétablissement de la peine de mort pour les actes de terrorisme. Sachez que je vous soutiens totalement sur ce sujet, ayant été, dans ma jeunesse, témoin et même victime de nombreux actes de terrorisme.

    Par contre, sauf votre respect, je n'ai pas l'impression que, tel qu'il est,
    votre projet soit viable pour des terroristes qui sont motivés par le fanatisme religieux. En effet, menacer de la peine de mort un terroriste basque ou breton peut porter ses fruits. En revanche, je ne vois pas trop l'effet dissuasif qu'aurait une telle mesure sur un membre d'Al Qaïda.

    En effet, un fanatique musulman non seulement se fiche comme de sa première djellaba de rendre son âme à Allah, mais le souhaite ardemment, sachant que, s'il a oeuvré pour ce qu'il juge être une sainte cause, il en sera récompensé au centuple dans l'au-delà.

    C'est pourquoi je voudrais vous soumettre quelques idées dans ce cas de figure, en m'inspirant de ma propre expérience durant la Guerre d'Algérie. A l'époque,nous ne nous embarrassions ni de morale inutile, ni de scrupules envahissants pour lutter contre la racaille terroriste. J'ai même rédigé un compte-rendu complet de ma période algérienne, mais mon fils tente de me dissuader de le publier, arguant qu'avec toutes ces histoires de sévices infligés aux prisonniers irakiens qui empoisonnent l'existence des
    armées américaines et britanniques, il ne serait pas bon d'en « rajouter une
    couche » (je le cite) et de faire l'apologie de la torture. Aucun cran, ces
    jeunes !

    Toutefois, dans le cas qui nous préoccupe, il n'est certes pas question de
    recourir à la torture – nous restons humains, alors que nos adversaires le sont maheureusement pas – mais de faire preuve d'ingéniosité pour inventer une peine capitale qui soit réellement dissuasive.

    Mon plan se base sur la phobie qu'a tout bon musulman envers les porcidés,
    animal impur entre tous à ses yeux.

    Evidemment, la solution de facilité serait de jeter tout vif le dit terroriste
    à un troupeau de cochons affamés. Mais nous sommes humains, ai-je déjà dit.
    Autre variante, ne donner que le cadavre aux porcs. De toute façon, dans ces cas de figure, plus personne ne voudrait manger ces cochons-là. Inutile de procéder à un tel gâchis de noble cochonnaille...

    Non, il suffirait plutôt de menacer d'exécuter le condamné enveloppé dans une peau de cochon – voire une peau de sanglier, pour ajouter une touche d'esthétisme. Je peux vous assurer qu'avec une telle perspective les assassins fanatiques réfléchiraient à deux fois avant de supprimer d'honnêtes occidentaux.

    En espérant vous avoir été de quelque utilité,

    Veuillez agréer mes sentiments les plus respectueux,

    Jérôme Vanderbeek,
    Adjudant-chef à la retraite.


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