• Rodolphe dans


    "Il est amusant de recevoir de la part d'un négociant en s.m.s. des conseils de lecture, mais admettons que mon approche des magazines soit parcellaire et superficielle. Je n'en ai pas moins consulté ardemment votre site, acceptez en pour preuve mon ardent désir de comprendre comment vous arrivez à une telle maitrise spéculative.

    Allons y :
    Je suis accueilli par un slogan des plus sympathiques, m'assenant qu'il est drôlement plus chouette d'être dépendant d'une puce électronique qu'accompagné quotidiennement par la parole du seigneur.
    Bel introït.

    les liens :
    - partenaires, non actif.
    - la charte, non actif, tiens donc, construisons la chapelle on écrira la bible plus tard.
    - l'équipe, non actif. ça doit correspondre à ce que je lis trop rapidement dans mes magazines sous le nom de flexibilité du travail.
    - les jobs, non actif. lesquels ?
    - Ah la rubrique volontaires est active ! Il est certain que celà aide au contrôle des coûts salariaux.

    je passe sur les liens me proposant directement d'acheter vos services,
    vous ne m'avez pas encore convaincu.

    En haut à droite : 'c'est vous qui le dîtes'. je découvre un témoignage
    d'une haute teneur liturgique, deux amies s'explosent le forfait en se
    transmettant des s.m.s. de prières.
    je clique, j'arrive sur la page des témoignages, entre deux avis sur des mélodies de sonneries, j'y trouve un certain romain, extasié cellulaire et miraculé de la route (allez vous engager une demande de cannonisation ?)

    je repasse par la page d'accueil, et m'engage tout naturellement dans la rubrique boutique pour découvrir qu'elle non plus n'est pas active. Plus exactement pas encore, mais que pourrais je bien y trouver ? évangélisation par vibreur? ordination de prêtres par formulaire numérique ? vente de disques durs consacrés et chapelets de souris ?

    Mais je m'égare tandis que vous évitez le véritable sujet qui est la profondeur de la foi, sa nécessité d'être une ancre de l'âme et du corps de chacun, et non un quelconque crédit d'achat.

    Le ton souriant de la fin de votre mail m'incite à une certaine décontraction à votre égard et comme vous avez l'air d'apprécier Georges Bernanos, laissez moi vous transmettre cet autre parole de ce grand homme :
    "Ils parlaient religion, littérature ou politique. Mais chacun pensait aux affaires, cela va sans dire."
    N'imaginez bien sûr pas me convaincre en quoi que ce soit et n'espérez pas mener en bateau infiniment le peuple de Dieu, ce serait faire affront à ce qu'il a cru bon de placer en vous. 
    Non je ne concluerai pas en vous invitant à la rédemption, vous n'attendez que ça, mais comme vous me faîtes cadeau de l'amitié de jésus, recevez tout de même de ma part le soutien que je me sens devoir porter à chacun sur cette terre.
    Rodolphe"


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